Les Marquises – Madeleine Et Michel Aubert

Les Marquises

  • Auteur: Madeleine Et Michel Aubert
  • Editeur: Page du Monde
  • Date de parution: 2011
  • EAN13: 9782915867541
  • Genre: TOURISME OCEANIE PACIFIQUE LIVRES
  • Langue: francais
  • Format: 220x245x13
  • Poids: 593g
  • Nombre de page(s): 120

Resume de “Les Marquises”

Fierement plantees en plein Pacifique sud, ses premiers habitants en sont les Maoris. Apres une longue epopee, ils debarquerent sur ces iles qu’ils baptiserent Te Henua Enana, ” la terre des hommes “.

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Les tribus y inventent une culture flamboyante, sur fond de guerre et d’erotisme: ” la culture du jouir “. Les lois sont erigees sous forme de tabous. Les espaces sacres sont assignes aux activites sociales et religieuses. Les tikis et leur pouvoir surnaturel nomme mana sont inventes aux Marquises avant d’envahir le triangle polynesien.
Statues de pierre ou de bois, a la foi gendarmes occultes, representations des ancetres et messagers des dieux, ils restent toujours craints et respectes par la peuple contemporain.
La magie sensuelle de la danse leur sert de langage pour dire l’amour, la guerre et pour prier. Patrimoine culturel de l’humanite, l’art sacre du tatouage y atteint son apogee.
En 1595, ces iles sont decouvertes par l’Espagnol Alvaro de Mendana de Neira qui les baptise ” Marquises ” avant de les rendre a leur belle solitude. Il faudra attendre deux siecles pour qu’en 1774, James Cook y fasse une halte. En 1791, Etienne Marchand en prend possession au nom de la France.
Fin XIXe siecle, l’intrusion brutale de l’Occident entraine une depopulation massive, avec les maladies et l’alcool apportes par les baleiniers. Plus tard, les missionnaires les vaccinent pour leur inoculer un autre mal, plus sournois celui-ci: l’eradication de leurs racines et de leur culture.
En 1900, Gauguin s’installe dans sa ” maison du jouir ” et les defend ardemment contre une administration alors injuste.
En 1974, Jacques Brel les immortalise avec son dernier album,: Les Marquises.
A partir des annees 1970, les Marquisiens se lance dans une quete identitaire et se battent pour retrouver leur langue et leur memoire perdue. Le tatouage retrouve sa raison d’etre. Les mots de la langue sacree reviennent sur leurs levres. Et inlassablement au fil des gestes de la danse, on exhume une memoire enfouie pour retrouver identite et dignite perdue. Matinee de culture tahitienne et francaise, les Marquisiens restent cependant ce qu’ils ont toujours ete: ne ressemblant a personne qu’a eux meme, uniques et authentiques.