Le combat ordinaire t.1 – Manu Larcenet

Le combat ordinaire t.1

  • Auteur: Manu Larcenet
  • Editeur: Dargaud
  • Collection: Poisson Pilote
  • Date de parution: 02/03/2003
  • EAN13: 9782205054255
  • Genre: BANDES DESSINEES ADULTES / COMICS
  • Langue: francais
  • Nombre de page(s): 54

Resume de “Le combat ordinaire t.1”

Marco a quitte Velizy pour la campagne. Il a quitte son psy parce qu’il trouve qu’il va mieux. Il a quitte son boulot de reporter parce qu’il en a marre de photographier des cadavres exotiques ou des gens en passe de le devenir.


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A part ca, tout va bien. Il a un frere complice (rigolades et gros petards) qui l’appelle Georges et reciproquement, a cause de John Malkovich qui disait dans Des souris et des hommes: J’aurai un petit lapin et je l’appellerai Georges, et je le garderai contre mon coeur. Il a des parents au bord de la mer. Un papa tout ratatine qui oublie le present mais se rappelle tres bien la couleur de la robe de sa mere le jour de son mariage. Une maman qui s’inquiete pour lui, sa constipation, son avenir et le cancer du poumon qu’il va surement choper, comme le fils de Mme Bergerin.
Apres une viree affectueuse (et eprouvante) chez les parents, il retrouve le silence de sa petite maison dans la verdure, et son chat (baptise Adolf en raison d’un caractere affirme), qui se fait charcuter par le gros chien d’un sale con de chasseur. A cette occasion, il rencontre Emilie, veterinaire de son etat, et un chouette petit vieux qui ramasse des mures. Ca lui fait un amour et un ami. Mais voila que tout se deglingue: Emilie se met a vouloir des choses angoissantes (partager avec lui une maison et un bebe), et le passe degoutant du gentil petit vieux emerge brutalement. Marco craque. Et puis, la cruaute et la connerie achevant de detruire son monde, il touche le fond. Ce qui lui permet de remonter. J’ai encore pas mal de choses a eclaircir si je ne veux pas etre reincarne en plaque d’egout, disait-il en evoquant ses rapports delicats avec les femmes. Il evitera la plaque d’egout: il fera juste ce qu’il faut pour retrouver Emilie.
C’est l’histoire d’un photographe fatigue, d’une fille patiente, d’horreurs banales et d’un chat penible, ecrit Larcenet. C’est aussi un scenario parfaitement maitrise, drole de cette drolerie complice qui evite l’ironie et tendre, en totale osmose avec un dessin hypersensible au bonheur et a la detresse. (Sans parler du chat ou d’Emilie, le moindre canape est craquant.) Le combat ordinaire, histoire legere et bouleversante d’une renaissance, est l’album le plus personnel de Larcenet, et le meilleur en attendant le suivant.