Le calife de l’epouvante ; au pays des peurs et du rire – Bin-Salim Himmis – ACHETER OCCASION – 18/12/2010

Le calife de l'epouvante ; au pays des peurs et du rire

  • Auteur: Bin-Salim Himmis
  • Editeur: Seguier
  • Date de parution: 18/12/2010
  • EAN13: 9782840496106
  • Genre: LITTERATURE FRANCAISE ROMANS HISTORIQUE
  • Langue: francais

Resume de “Le calife de l’epouvante ; au pays des peurs et du rire”

” Le roman arabe est a la recherche de nouvelles voies. Une nouvelle generation de romanciers arabes retrouve la modernite perdue dans les chroniques historiques et les relations de voyages, dans les ruptures et les changements vertigineux du temps et de l’espace d’Ibn Arabi et d’autres maitres soufis.

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“Le Calife de l’epouvante” constitue un exemple remarquable de cette “contemporaneite atemporelle”. Ce n’est pas un roman historique habituel, bien qu’il soit centre sur al-Hakim, l’un des monarques de la dynastie fatimide qui regna en Egypte de 973 a 1171 de notre ere et a laquelle on doit l’admirable erection du Vieux-Caire, traverse encore aujourd’hui par la stimulante et delabree, la belle et miserable rue d’al-Moiz Lidinillah. Le recit ici se construit dans la discontinuite, evite la progression dramatique, compose et met en pieces le personnage central. La narration navigue par a-coups, interiorise les contradictions du despote jusqu’a les transformer en l’axe ou le pivot de sa coherence profonde: coherence d’un texte fragmente et d’un personnage changeant, defini par ses chroniqueurs comme etant “liberal et magnanime, roue et trompeur”, oscillant toujours entre “courage et lachete, bravoure et couardise, amour des sciences et chatiment des savants, inclination pour la piete et extermination des hommes pieux”.
[…] “Le Calife de l’epouvante” est ainsi une defense de la verite de la fiction contre les lacunes, les mensonges et les pages en blanc des manuels d’histoire manipules par les maitres du dogme officiel et leurs programmateurs culturels. Les chapitres qui composent l’oeuvre font alterner la chronique et sa parodie avec des recits plus ou moins inventes, mais qui s’enracinent toujours comme dans les romans de Ghitany, dans la tradition litteraire ou populaire arabe. ” Juan Goytisolo