Le Bureau Des Objets Trouves – Siegfried Lenz

Le Bureau Des Objets Trouves

  • Auteur: Siegfried Lenz
  • Editeur: Robert Laffont
  • Collection: Pavillons
  • Date de parution: 18/11/2010
  • EAN13: 9782221106099
  • Genre: LITTERATURE ALLEMANDE
  • Langue: francais
  • Format: 218x140x24
  • Poids: 346g
  • Nombre de page(s): 268

Resume de “Le Bureau Des Objets Trouves”

Henry Neff, vingt-quatre ans, est mute au bureau des objets trouves de la compagnie de chemins de fer. Henry ne veut pas faire carriere, il aime vivre en marge des exigences sociales et se satisfait du compagnonnage des objets egares. Ils ” stimulent l’imagination “, explique-t-il a ses collegues meduses. Certains de ses objets se voient tires de l’exil par leur proprietaire. Ils deviennent alors de minuscules tranches de vie, pretextes a des saynetes pour lesquelles Henry joue le role de metteur en scene: ainsi, quand

… Lire la suite

une jeune fille eploree vient chercher sa bague de fiancailles, quand un lanceur de couteaux se livre a une demonstration afin de convaincre Henry que ces poignards oublies lui appartiennent bien, ou lorsqu’un odieux personnage est contraint de se denuder pour recuperer son trousseau de clefs. Un jour, Henry rapporte sa sacoche a Fedor Lagutin. Mathematicien de haut niveau originaire de l’Oural, Fedor est invite a un colloque par l’universite. Henry est charme par l’allemand desuet de Fedor qui, de son cote, se laisse volontiers entrainer par l’affection debonnaire d’Henry. Cette amitie est la premiere intrusion de la realite dans l’univers hors du temps d’Henry. Fedor est issu d’une population de paisibles nomades, respectueux des autres et d’une scrupuleuse politesse. Quant aux mathematiques, elles ont erige entre le quotidien et lui une barriere d’aimables relations intellectuelles. Comment pourrait-il comprendre ces motards qui le battent et l’insultent parce qu’il est russe ? Comment serait-il arme face aux propos racistes de ses voisins ? Fedor fuit l’Allemagne, laissant Henry en colere. Au travail, des fissures se forment dans la bulle imaginaire d’Henry: Paula, sa collegue, souffre d’aimer un mari qui la delaisse ; Albert, vieux garcon devoue a son pere, est menace de chomage. Et Barbara, cette soeur qu’il a toujours consideree comme un pilier, est dechiree par la fuite de Fedor. Peu a peu Henry pressent que chaque etre abrite une oasis. A l’image de ces proprietaires cherissant des objets anodins pour eux irremplacables, Paula, Barbara, Fedor, Albert s’acharnent a maintenir l’esperance, la fidelite et l’amitie. Gardien des objets, Henry acceptera-t-il de comprendre qu’il peut – qu’il doit – etre l’un de ces gardiens anonymes de la meilleure part de l’homme ?