LA SCULPTURE DU XVIIeme SIECLE A ROME – Alessandro Angelini

LA SCULPTURE DU XVIIeme SIECLE A ROME

  • Auteur: Alessandro Angelini
  • Editeur: 5 Continents Editions
  • Date de parution: 2005
  • EAN13: 9788874391455
  • Genre: SCULPTURE
  • Langue: autres langues
  • Format: 248x175x19
  • Poids: 675g
  • Nombre de page(s): 156

Resume de “LA SCULPTURE DU XVIIeme SIECLE A ROME”

En general, lorsqu’on pense a la sculpture du XVIIe siecle a Rome, il nous vient a l’esprit les celebres et extraordinaires oeuvres de Gian Lorenzo Bernini, dit Le Bernin, telles que la Fontaine des Fleuves ou l’Extase de Sainte Therese. Le concept meme de baroque romain s’identifie, dans l’opinion commune, avec le nom du grand genie de ce siecle. En effet, l’incidence de l’oeuvre du Bernin sur la sculpture et, en general, sur l’art de son epoque fut, surtout a Rome, determinante ; mais cette hegemonie se diffusa seulement

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au cours de la deuxieme moitie du XVIIe siecle, et d’une maniere moins univoque qu’on pourrait le croire. D’autres grands sculpteurs, avec leurs personnalites souvent tres eloignees de celle du Bernin, contribuerent a rendre extremement varie et complexe l’extraordinaire panorama de la statuaire a Rome. Plusieurs grandes expositions organisees ces dernieres annees ont permis de sensibiliser un plus large public a la pluralite des tendances qui cohabiterent et s’influencerent souvent dans le cadre de la sculpture au XVIIe
Siecle. Il semble toutefois que, d’une maniere plus generale, cette epoque unique de la culture figurative italienne ne soit encore connue que tres partiellement.
Ce livre, qui s’adresse tout particulierement aux etudiants et aux visiteurs des musees desireux d’approfondir leurs connaissances, expose ces faits artistiques, de maniere lineaire et suivant un deroulement chronologique serre. Le parcours commence lors des premieres decennies du XVIIe siecle, avec une production de sculpture representee par une serie de personnalites tres differentes et par un cosmopolitisme marque. Plus tard, avec l’affirmation des grands maitres, le panorama se polarise autour du Bernin, d’Alessandro Algardi et de Francois Duquesnoy. Une nouvelle maniere d’aborder l’antiquite s’accompagne d’une forte tendance aux effets de couleur, issus de la peinture venitienne, et d’une recherche d’effets et de tons sublimes d’une surprenante originalite.
Nous avons voulu, dans ce texte, eviter autant que possible les definitions inculquees telles que « classicisme » et « baroque », ces categories fourre-tout qui ont fini, avec le temps, par cristalliser les personnalites et les courants artistiques sans les faire communiquer entre eux. En suivant les reflexions les plus actuelles et les plus concretes de l’historiographie du sujet, nous avons egalement voulu mettre en lumiere les rapports d’atelier entre les grands maitres et les « giovani », leurs eleves ou collaborateurs intermittents, pour faire ressortir le temperament experimental de certains de ces « jeunes », tels Melchiorre Caffa ou Antonio Raggi, ou la capacite de certains autres a equilibrer et a fondre les tendances les plus diverses, comme le fit Ercole Ferrata. Ce texte se propose donc d’illustrer comment, durant tout ce siecle, le marbre et le travertin furent utilises pour creer toute une population de statues a ciel ouvert et a l’interieur des eglises, qui marqua le nouveau visage vraiment incomparable de la Rome moderne.