L’heure presente et autres textes – Yves Bonnefoy

L'heure presente et autres textes

  • Auteur: Yves Bonnefoy
  • Editeur: Gallimard
  • Collection: Poesie Gallimard
  • Date de parution: 27/02/2014
  • EAN13: 9782070456253
  • Genre: POESIE FORMAT POCHE
  • Langue: francais

Resume de “L’heure presente et autres textes”

Ce nouveau livre d’Yves Bonnefoy en Poesie/Gallimard regroupe ses trois derniers ecrits poetiques qui melent poemes, proses et reflexions critiques, la poesie etant ainsi toujours escortee par la poetique qui l’explicite et la legitime.

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Dans La Longue Chaine de l’ancre, Yves Bonnefoy explore le rapport de l’ecriture en vers et de l’ecriture en prose, le passage entre l’une et l’autre se decouvrant dans des regions subconscientes dont le poeme est l’ecoute, mais nullement passive. Il s’agit en fait d’elargir les bases de la conscience. La longue chaine de l’ancre se revelant comme celle qui arrime l’esprit humain dans les eaux profondes de l’inconscient, lieu de pensee autant que de vie.
Avec L’Heure presente, proses et poemes alternent egalement: les proses pour remuer le sol de la conscience qu’on prend du monde, ou restent vives des impressions et des intuitions que la pensee diurne reprime, les poemes pour tenter d’employer les mots ainsi renoves et mieux poser les problemes de l’etre, du non-etre, du sens et du non-sens, comme ils assaillent notre epoque, a “l’heure presente”. Poemes qui sont des questions, mais se laissent penetrer par des fragments de reponse. Parmi eux le plus important est celui qui donne son titre a l’ensemble, l’auteur y reconnait ses inquietudes et ses esperances.
Quant au dernier texte, Le Digamma, il s’interroge sur la disparition du digamma du sein de l’alphabet de la langue grecque, disparition qui ne fut peut-etre pas ce qu’un des personnages du recit imagine: la cause de l’inadequation ulterieure de la chose et de l’intellect dans les societes du monde occidental. Mais il est probable qu’elle ait retenu l’attention de l’auteur quand, adolescent, il apprit qu’elle avait eu lieu, et que cela lui faisait penser a d’autres disparitions. Par exemple, dans les reseaux des significations conceptuelles, celle du savoir de la finitude. Une sorte de mauvais pli apparait alors entre l’existence et sa veture verbale, une bosse sous la parole qui n’en finit pas de se deplacer sans se resorber dans des mots qui en seront a jamais fiction, en depit des efforts de ce que notre temps a denomme l’ecriture, sans qu’il y ait la a douter, tout de meme, de notre besoin de poesie.